Qu'est-ce qu'un squat? Et pourquoi squattons-nous?

Squatter, c'est se réapproprier des espaces inutilisés, revendiquer le droit d'usage plutôt que la propriété privée... Il est inadmissible que des maisons soient laissées à l'abandon, ou pire encore, fassent l'objet d'une spéculation immobilière tout en restant inoccupées. Squatter, c'est libérer le logement de la logique marchande. Se loger est un besoin fondamental qui ne doit pas être exploité pour enrichir les puissants.

Nous squattons, car c'est un mode de vie qui nous permet de ne pas dillapider le peu d'argent que nous gagnons dans des loyer excessifs, en nous sentant plus libre. On peut faire les aménagement les plus fous sans avoir à en faire la demande en trois exemplaires à un proprio aux considérations purement pécunières...

Le squat c'est comprendre les implications de nos actes quotidiens dans la marche du monde. C'est une enclave au coeur de la société capitaliste ambiante, où l'on peut appréhender notre manière d'être, nos réactions, en résistant aux assauts diffus de la  logique spectaculaire marchande. Cette approche communautaire peut nous permettre de nous libérer d'une éducation à caractère sexiste et autoritariste, en étant attentif à ses répercutions sur nos comportements et notre manière d'être.
Le squat nous permet d'expérimenter un mode de  vie collectif et participatif, dans le respect des valeurs et des envies de chacunEs: on prend les décisions touTEs ensemble, on participe aux réalisations selon nos disponibilités, on s'échange nos savoirs et nos connaissances, et on favorise des temps de discussions et d'écoute, pour exprimer nos ressentis, émettre des critiques, soulever des problèmes...


C'est souvent un investissement personnel et collectif: préparer des arguments pour se confronter à l'incompréhension des propriétaires, de la police, organiser des apéro de quartier avec les voisinNEs, tenter d'imposer nos articles aux journalistes...
Ré-investir l'espace demande aussi  beaucoup d'énergie: remettre en état les lieux, s'arranger pour avoir accès aux fluides (eau & électricité)...
C'est une prise de position solidaire face à la justice des riches et des puissants.
Vendredi 4 juillet 2008
Le tribunnal à enfin fixé les dates pour l'audience tant attendue du procés pénal du squat des sauges, il s'agit du jugement de l'opposition des habitantEs à la condamnation de 45 jours de prison ferme, pour violation de domicile (une maison vide, vouée à la démolition, et démolie depuis...) et dommages à la propriété (pour avoir débouché et réparer les toilettes, condamnées par les anciens propriétaires...).

Le jugement aura lieu les 2 et 3 septembre au palais de justice de Montbenon de Lausanne, de 9h à 12h et de 14h à 17h30...

Afin de satisfaire nos aspirations collectives, et notre soif de rencontre, et de débats nous vous convions à nous rencontrer lors d'un pic-nique (petit-déjeuner, apéro, dinatoire à la canadienne!) et si les oreilles vous en disent, à venir nous soutenir en assitant à cette audience sur deux jours!

Notez aussi la date du 30 août 2008, car nous organisons une soirée de soutien (de 21h à l'aube) à l'Espace Autogéré de Lôzane (César roux, 30)...
La programmation étant encore en cours, nous ferons suivre le programme...

Merci d'avance de  votre soutien et de votre curiosité...
Si vous souhaitez nous aider dans la préparations de ces évènements, ou participer à l'animation de ces temps forts, n'hésitez pas à nous contacter: auxsauges@no-log.org
à trés bientôt
Par Collectif de squatteureuses
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Lundi 13 août 2007
pour des raisons de "conflits d'intérêts" l'audience au tribunnal de montbennon, initialement prévue pour le 28 et 29 août  2007 à été repoussée jusqu' à nouvel ordre...
Certainement suite aux récentes évacuations des squats genevois, qui ont fait appel à la commission des droits de l'Homme (et de la Femme) auprès de l'ONU en lançant une procédure en justice pour dénoncer la manière dont se sont déroulés ces évênnements (cf: http://ch.indymedia.org/fr/)
Nous vous tiendrons au courant des nouvelles dates de l'audience dès que nous en serons informé-e-s.
D' ici là si l'envie vous prennais de nous soutenir, de nous proposer des idées d'actions, ou encore simplement apporter le fruits de vos recettes originales lors du procès (de préférence végétariennes ou végannes): n'hésitez pas à nous contacter : auxsauges@no-log.org
merci d'avance!
Affaire à suivre...
Par Collectif de squatteureuses - Publié dans : squat-des-sauges
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Vendredi 3 août 2007
Nous passons en jugement au tribunnal de montbenon à lausanne les 28 et 29 août 2007, nous espèrons un soutien et vous donnons rendez-vous dès 8h30 dans le parc de montbenon près du tribunnal pour partager des plats végétariens, des boissons chaudes ou froides, en écoutant de la musique pour détendre l'atmosphère...
Venez nombreu-se-s, c'est l'occasion de voir une audience en vrai!!!
Par Collectif de squatteureuses - Publié dans : squat-des-sauges
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Mercredi 13 juin 2007

Dernières nouvelles

Les propriétaires, l'agence du Léman SA, ont renoncé aux prétentions civiles contre les occupantEs des Sauges. En effet, lors d'une audience au Tribunal le 30 avril 07, Carlos Crespo, directeur, et son avocate Me Sandrine Ozojnak ont, sous pression du juge et à contre-coeur, abandonné la requête exigeant aux squatteurEUSEs des dommages et intérêts (montant annoncé de CHF 30 000.-). Une demande "pas raisonnable" puisque "sans objet", la maison étant rasée, selon le président du tribunal. Par contre, pas d'entente possible entre les parties concernant les frais de justice et les dépens (frais d'avocat des plaignants). Le collectif attend toujours la réponse du juge, qui doit trancher sur qui devra payer quoi et combien.

Autre bémol de cette requête, deux  "non occupants" qui avaient malencontreusement été identifiés lors du contrôle de police dans le cadre de la procédure pénale sont impliquéEs au civil comme occupantEs, ce qui est détestable puisque l'instruction pénale a déjà prouvé qu'il et elle n'habitaient pas la maison. Malgré notre demande évidente d'épargner ces deux personnes, Me Ozojnak et M. Crespo daignent en tenir compte et veulent qu'un maximum de gens paient.

C'est la troisième fois que nous entendons leur même discours: punir un maximum les squatteurEUSEs les dissuaderaient et mettraient ainsi les proprios à l'abri du phénomène... Notre avocat, Me Dolivo, n'a pas manqué de leur rappeler que ce genre de changement n'est pas de leur ressort...

Suite bientôt.

Par Collectif de squatteureuses - Publié dans : squat-des-sauges
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Mardi 17 avril 2007

Ces derniers mois les évènements se sont précipités autour de la maison:
Suite à la levée des 9 oppositions de voisin-ne-s du quartier, La leman SA, propriétaire  du terrain et forte de l'obtention de son permis de démolir la petite maison et  son grand verger pour construire un immeuble  de trois étages plus un niveau d'attics (avec plusieurs salles de bains et toilettes par appartements!!), à engagé de nouvelles procédures judiciaires en déposant une demande de mesures pré-provisionnelles et provisionnelles. En deux mots, il s'agit d'une demande d'expulsion dans l'urgence souvent argumentées par un danger appellé "péril en la demeure"...
En l'occurance, le seul argument qui a appuyé ici les mesures d'urgences, c'est un devis d'une entreprise de démolition, le "péril en la demeure" serait un retard du début des travaux!

Récapitulons: dans le courant du mois de février, la leman SA obtient son permis de démolir par la levée des oppositions de quartier. Ce permis de construire devient exécutoire après un délai de 20 jours donné aux opposant-e-s pour recourir au Tribunal administratif, soit dès la mi-mars. Plutôt que de nous en avertir à temps, la Léman SA dépose le 27 mars une demande d'expulsion dans les 48 heures, qui est accordée le 28 mars, sans audience et avec un délai de 4 jours! Ce délai est totalement disproportionné compte tenu du fait que nous habitions la maison depuis une année et que le "début des travaux" promis par la Léman SA manquait de preuves. Notons au passage que M. Crespo, directeur de ladite Léman SA, n'avait pas hésité à promettre devant un juge en juin 2006 le début de chantier pour "dans quelques semaines". Est-ce que la Léman SA avait vraiment entreprit toutes les démarches préalables au début du chantier et stipulées noir sur blanc dans le permis de construire (avertir les SI 20 jours avant, convenir avec la ville d'un emplacement des bennes, prévoir avec les services des eaux le débranchement des canalisations etc. etc.)? Question restée sans réponse et qui ne semblait guère intéresser le juge.

Donc après plus d'un an d'occupation, et après un week-end de déménagement intensif (afin de mettre en lieu sûr les objets de valeur auxquels nous tenions), nous attendions le lundi 2 avril à partir de 7 heures du matin le propriétaire et ses ouvriers, avec nos ami-e-s venu-e-s en soutien,  autour d'un petit déjeuner...
Lorsque ces messieurs, sont arrivés  avec téléphones à l'oreillette, casques de chantier et armés de leur masses et pioches, quelques un-e-s des habitant-e-s se sont réfugié-e-s à l'intérieur en leur faisant savoir que nous refusions un délai aussi court pour  quitter une maison, et que nous étions prêt-e-s à les bombarder de compost et de seau d'eau!!!
Après une courte phase d'intimidation, ou nous avons expliqués aux ouvriers qu'ils n'avaient pas à se substituer à la police, nous avons dû argumenter avec le propriétaire, qui nous coupait la parole en nous discréditant, jusqu'au moment où nous lui avons répondu qu'il n'était pas en ordre, et qu'il n'avait pas éffectué, à notre connaissance, les démarches  préliminaires au bon déroulement du chantier de démolition...
Notament, les Services Industriels doivent être prévenus 20 jours à l'avance afin de procéder à la coupure des fluides (ici, il s'agissait de couper la ligne électrique aerienne).
Cet argument à quelque peu décontenancé M.Crespo, notre héro/martyre de propriétaire, puisqu'il a expressément ordonné une pause café à ses ouvriers (sans doute pour lui permettre de s'entretenir avec sa chère conseillère d'avocate ou de fixer immédiatement un rendez vous aux S.I. )...
Vers midi, suite à une conférence de presse, l'huissier de justice accompagné d'un policier judiciaire tentait la médiation entre les deux parties. Une scéance de négociation, initiée par notre avocat, eu lieu dans notre jardin ensoleillé en présence des trois habitant-e-s inculpé-e-s qui obtienent dix jours de délais supplémentaires pour déménager.

Les jours suivant furent mouvementés autour de la maison: des ami-e-s et des véhicules s'activent, des cartons s'entassent et se remplissent pour s'éparpiller dans des locaux divers prétés temporairement, toutes sortes de plantes et arbustes sont déterrés et transplantés (des fleurs et leurs bulbes, des herbes aromatiques, des rosiers, groseillers, des pieds de kiwis mâle et femelle un pêcher et un pied de vigne)... Pendant que la maison se vide, le circuit électrique se simplifie pour finallement disparaitre et laisser place à une dernière fondue dans la maison éclairée à la bougie. C'est une année d'occupation qui se termine en 14 jours de déménagement et démontage festif...

Par Collectif de squatteureuses - Publié dans : squat-des-sauges
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